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Louanges à Allah Seigneur des mondes, qu'Allah honore et élève davantage en degrés notre maître Mouhammad (saw) et qu'Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Les élèves, les enseignants et les responsables (l’association A.R.E.C.I) de la MADRASSAH CHAFEITE DU PORT Vous saluent par les meilleurs des salutations, celles du Paradis: 

ASSALAAMOU 'ALAYKOUM WA RAHMATOULLAHI WA BARAKAATOUH (QUE LA PAIX ET LA MISERICORDE DE DIEU SOIENT SUR  VOUS) et vous souhaitent la bienvenue.

MESSAGE A MES SOEURS...

 

Le musulman doit-il adopter une tenue vestimentaire négligée ou soignée ?

Par Anas • 4 juil, 2008 • Catégorie: N- Vêtements et apparence

Question :

Le musulman et la musulmane croyant que la vie de ce monde n’est qu’une étape, la vie de l’au-delà étant leur destination finale, comment considèrent-ils l’embellissement de leur apparence vestimentaire ? Sont-ils d’avis qu’il doivent forcément porter une tenue négligée, ou pensent-ils avoir le droit de porter une tenue normale ?

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Réponse :

Dieu rappelle aux hommes dans le Coran les trois grandes fonctions que remplit le vêtement :
– il protège de la chaleur et du froid  : “… Et Il vous a donné des vêtements qui vous protègent de la chaleur et des vêtements qui vous protègent de votre violence” (Coran 16/81) ;
– il protège l’intimité par rapport aux regards ;
– il constitue une mise en valeur de celui qui les porte : “Fils d’Adam, Nous vous avons donné un vêtement pour cacher votre nudité, ainsi que par parure. Et le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur” (7/26).

De quel niveau doit être sa tenue vestimentaire : négligée, sophistiquée, ou simple tout en étant soignée ?

L’islam a donné préférence à la voie du milieu, et l’enseignement du Prophète (sur lui la paix) à ce sujet communique les principes qui dessinent l’éthique musulmane en la matière.

A. La tenue négligée : à éviter :

Le Prophète a blâmé le fait de porter par négligence des vêtements sales. Jâbir raconte ainsi que le Prophète, voyant un jour un homme dont les cheveux étaient tout ébouriffés, remarqua : “Cet homme ne trouve-t-il donc pas de quoi arranger ses cheveux ?” Voyant un autre homme vêtu de vêtements sales, il fit : “Cet homme ne trouve-t-il donc pas de quoi laver ses vêtements ?” (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4062).
De même, le Prophète a voulu que les vêtements que le musulman et la musulmane portent soient d’un niveau convenable et présentable, et que chacun et chacune y veillent dans la mesure de leurs moyens. Un de ses Compagnons, Mâlik ibn Nadhla, raconte ainsi : “J’étais assis en compagnie du Prophète. J’avais sur moi des vêtements de mauvaise qualité (”ratth”). Le Prophète me dit : “As-tu des biens ? - Oui, Messager de Dieu, je possède des biens de toutes sortes. - Eh bien, quand Dieu t’a donné des biens, l’effet doit transparaître sur toi”" (rapporté par an-Nassâï, n° 5223, Abû Dâoûd, n° 4063).

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B. La tenue très recherchée : permise en soi, du moment qu’elle n’est pas portée par fierté et ne devient pas l’objectif de ses efforts, de son travail et de sa vie sur terre :

Cela est permis car “un homme vint rencontrer le Prophète. Il était beau et dit au Prophète : “O Messager de Dieu, je suis un homme qui aime la beauté – j’en ai d’ailleurs reçu la part que tu vois – au point d’aimer que même dans les lacets de mes chaussures je sois mieux vêtu que les autres. Cela relève-t-il de l’orgueil ? - Non, répondti le Prophète, car l’orgueil vient du fait de refuser ce qui est la vérité et de déconsidérer les hommes” (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4092).

Cependant, le Prophète a voulu que cette recherche d’une tenue sophistiquée ne soit pas faite avec excès.
Ainsi, premièrement, il a blâmé le fait de porter des vêtements avec l’intention de se faire une renommée parmi les gens. Il a dit : “Celui qui dans ce monde porte des vêtements de renommée (”shuh’ra”), Dieu lui fera porter des vêtements d’humiliation le jour du jugement…” (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3399).
Deuxièmement, le Prophète a blâmé “celui qui est fier que les lacets de ses sandales soient plus beaux que ceux de son ami” (rapporté par at-Tabarî, cité dans Fat’h ul-bârî, tome 10 p. 320). Si en soi aimer le port de beaux vêtements est permis, être fier de la beauté de ses vêtements par rapport à ceux de son frère est donc interdit.
Troisièmement, le Prophète a blâmé le fait – qui en réalité est à la base du point précédent – de faire du port de beaux vêtements un objectif de sa vie : en quelque sorte de devenir l’esclave du beau vêtement. Il a dit : “Malheur à celui qui est l’esclave de la pièce d’or, à celui qui est l’esclave de la pièce d’argent, à celui qui est esclave du manteau, à celui qui est esclave du beau vêtement…” (rapporté par al-Bukhârî, n° 2730). Etre esclave de quelque chose, c’est lui donner son cœur. C’est lui donner dans son cœur la place qui revient à Dieu. Le Prophète avait demandé de ne pas tomber de veiller à ne pas tomber dans l’autre excès, qui consiste à faire de l’embellissement de son corps et de ses vêtements un objectif premier de sa vie sur terre.

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C. La tenue qui est soignée tout en étant simple : à préférer :

La tenue que le Prophète a recommandé au musulman et à la musulmane d’adopter est celle qui n’est pas négligée comme celle de A (qui est déconseillée) sans avoir non plus le besoin de tomber dans la sophistication poussée comme celle de B (laquelle, aux conditions citées là-bas, demeure en soi permise).
C’est bien pourquoi, d’une part, “Dieu est beau et aime la beauté” a-t-il répondu à quelqu’un venu lui demander s’il faisait un acte de mal quand il aimait avoir de beaux vêtements et de belles chaussures (rapporté par Muslim). Nous avons d’ailleurs vu plus haut, en A, qu’il avait dit à Mâlik ibn Nadhla d’adopter une tenue qui ne soit pas négligée.
Cependant et d’autre part, si le Prophète a recommandé que l’on porte des vêtements en adéquation avec ses possibilités, il a également préféré les vêtements qui soient simples par rapport à ceux qui sont très sophistiqués (même s’il n’a pas interdit le port de ceux-ci à l’autre homme venu le questionner). C’est bien pourquoi, d’autre part, voici ce qu’il a dit : “Celui qui, par humilité vis-à-vis de Dieu, délaisse le vêtement (de très haut niveau) alors qu’il a les moyens d’en porter, Dieu l’appellera le jour du jugement devant toutes les créatures et lui demandera de choisir celle des tenues de la foi qu’il désirera porter” (rapporté par at-Tirmidhî, n° 2483). Le Prophète a également dit : “N’entendez-vous pas ? N’entendez-vous pas ? La simplicité fait partie de la foi ! La simplicité fait partie de la foi !” (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4161).

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).

Source: la maison de l'islam

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“La femme qui porte le foulard est-elle vraiment libre ? ne serait-elle pas, plutôt, endoctrinée ?”

Par Anas • 26 sept, 2008 • Catégorie: P- La femme en islam

Un message :

D’accord, de nombreuses femmes qui portent le foulard n’ont pas été contraintes de le faire : ni leurs parents, ni leurs frères, ni leur mari, ni d’autres personnes n’ont exercé une quelconque pression verbale ou psychologique sur elles. D’accord. Mais malgré tout, peut-on vraiment parler de liberté à l’endroit de ces femmes quand on sait que c’est l’éducation qu’elles ont reçue de leurs parents, ou au travers de cours de religion ou de prêches, qui leur a inculqué l’idée qu’elles doivent, pour être pudiques, porter foulard – fût-ce après un cheminement spirituel personnel et sans qu’il y ait contrainte de la part d’un humain ? Vous ne pouvez pas dire non : si elles avaient reçu une autre éducation, elles n’auraient sûrement pas porté ce foulard et ne l’auraient pas considéré comme nécessaire pour vivre leur pudeur. Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ?

Réponse :

Oui, je vois très bien… Mais dans ce cas, cher Monsieur, il faudrait aussi dire que les femmes qui s’habillent d’une minijupe, ou d’un pantalon ou d’un chemisier moulants n’ont certes pas été contraintes de le faire mais ne sont pas non plus libres de leur choix. En effet, ce sont ces innombrables images – photographiques et télévisuelles – qu’elles ont vues des années durant, et parfois depuis leur petite enfance, ainsi que l’éducation qu’elles ont reçue de leurs parents ou autres, qui ont inculqué à ces femmes l’idée que pour être libres elles doivent forcément porter ce genre de vêtements.

Mais on pourrait pousser votre raisonnement dans un autre sens et dire que si ces femmes s’habillant de minijupes avaient été ailleurs, elles n’auraient ressenti aucune gêne à vivre avec seulement un cache-sexe (puisque c’est ainsi que, aujourd’hui encore, dans certaines régions du monde, on s’habille) et qu’il est anormal de leur inculquer cette idée archaïque de pudeur par le port de vêtements, fussent-ils une jupe abrégée et un haut raccourci…

Est-ce que vous, vous voyez ce que je veux dire ?

Deux questions…
1) Pourquoi cette conception-ci de la pudeur est-elle acceptable, mais celle-là considérée comme contraire à la liberté ? Pourquoi la première relève-t-elle de l’éducation mais la seconde d’un endoctrinement ?
2) Qu’est-ce que la liberté ?

Si vous poussez quelque peu votre raisonnement à propos du foulard, vous arriverez à la théorie de la manipulation par un petit nombre de personnes ; la mode actuelle – toujours elle – voulant qu’on dise qu’il s’agit d’”islamistes” (allez savoir ce que ça veut dire et quelle est la différence entre “islamistes” et “musulmans”), on dira sûrement que ce sont bien de tels personnages qui “manipulent” et “infiltrent”… Encore un petit effort et vous arriverez bien à la théorie du complot : complot contre la femme, contre… et contre… (on vous laisse remplir les blancs, il y a tellement de possibilités pour qui dispose d’un petit peu d’imagination).

Vous ne voyez pas que c’est d’un ridicule ?

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).

Source: la maison de l'islam

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A propos de la loi contre le port du foulard par les élèves de l’école publique

Par Anas • 14 sept, 2008 • Catégorie: Z- Divers

A l’origine la laïcité se voulait la séparation entre l’Etat français et les religions : par rapport aux temps où le catholicisme était religion officielle du royaume de France et où les protestants et les juifs avaient alors subi des discriminations, il fallait que les institutions publiques devinssent neutres.

Ce qu’on ne parvient pas à comprendre c’est pourquoi et comment on est, aujourd’hui, en train de faire un saut entre cette règle française de la neutralité des institutions publiques par rapport aux religions, et la nécessité de la non visibilité de sa religion quand on est usager d’un service public…

Le port, par les élèves de l’école publique, d’un foulard ou de tout autre signe par lequel on reconnaît (que telle soit l’intention du porteur ou non) que son porteur est de telle religion n’est pas en lui-même incompatible avec la laïcité : le Conseil d’Etat l’avait clairement dit en novembre 1989 lors de la première “affaire des foulards” à Creil. Le Conseil d’Etat avait cependant précisé que le port de ce “signe” ne devait ni être ostentatoire ni servir de moyen de pression, de propagande ou de prosélytisme à l’encontre des autres élèves, de même qu’il ne devait pas toucher à la sécurité de son porteur. Cet avis laissait la porte ouverte au dialogue et à la négociation et avait fonctionné pendant quatorze ans de façon correcte. Au point qu’en décembre 2001 on pouvait lire dans dans Le Monde de l’éducation (n° 298) : “Religion musulmane et école laïque : une cohabitation pacifiée” (première de couverture) et : “L’automne 1989 est loin. (…) Ces dix dernières années, l’institution a appris à composer avec ce qu’hier elle interprétait comme une agression, comme une remise en cause de son principe fondateur, la laïcité. (…) En douze ans, l’école a bougé ; elle a appris à se sentir moins remise en cause par ces demandes” (p. 24). Au point également que le 20 novembre 2003 M. le Ministre de l’Intérieur disait, dans 100 minutes pour convaincre, qu’à la rentrée scolaire 2003 il y avait 1256 cas de filles portant le foulard, et que sur ces 1256 cas il y avait “20 cas difficiles”.

Il n’est pas contraire à la laïcité de l’école publique que des élèves puissent porter des vêtements par lesquels on peut reconnaître (même si là n’est pas leur intention) qu’ils sont de telle religion. Serait contraire à la laïcité de l’école le fait que des élèves demandent par exemple, au nom de leurs convictions religieuses, que la théorie selon laquelle l’espère humaine serait elle aussi issue d’une ancienne espèce simiesque par l’évolution soit supprimée des livres d’enseignement. Cela serait contraire à la laïcité de l’école publique. Mais qui demande cela ? Les élèves musulmans apprennent cette théorie en cours et la relatent (naql) lors de devoirs. Ils ne demandent pas que cela soit changé, c’est en dehors de l’école qu’ils s’organisent pour connaître le point de vue musulman sur le sujet. Et c’est la même chose pour certaines données des cours de philosophie…

La laïcité semble aujourd’hui devenir elle-même une religion ; non plus seulement une “religion” au sens philosophique du terme – toute idéologie pouvant, par rapport à ce sens-là, être qualifiée de “religion”, fût-elle athée comme le marxisme –, mais bel et bien une religion au sens usuel et courant du terme : elle semble désormais avoir ses dogmes, ses temples, ses gardiens du temple, et ses… fondamentalistes. Certains termes eux-mêmes sont désormais empruntés au champ religieux : l’école est ainsi devenu un “sanctuaire laïque”. La mairie le deviendra-t-elle bientôt ?

L’actuel projet de loi étant que les usagers de l’école publique (les élèves) ne puissent plus porter de vêtement par lequel on peut reconnaître qu’ils sont d’une religion précise, est-il inconsidéré de s’attendre à ce qu’il y ait de plus en plus de responsables politiques qui raisonnent par analogie à propos d’autres services publics ? Déjà, à Nogent-sur-Marne, la célébration d’un mariage civil a été refusée parce que la future mariée portait un foulard. Déjà, à Bagneux, on a entendu des agents municipaux dire à propos d’administrées : “On en a marre des femmes voilées !” Et est-ce qu’ensuite viendra le moment où, pour pouvoir seulement entrer dans tout “sanctuaire républicain” il faudra – comme cela a été exigé à propos de l’hémicycle du Sénat – enlever le foulard ? Faudra-t-il, ensuite, pour qu’une mère d’élève puisse aller parler au directeur de l’école publique dans son bureau – forcément à l’intérieur du “sanctuaire” –, qu’elle ôte tout signe vestimentaire par lequel on pourrait reconnaître qu’elle est de telle confession ?

suite......

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