

La Voix du Nord - Dimanche 09.11.2008
On pensait la question tranchée depuis une loi (assez peu appliquée d'ailleurs) interdisant les signes ostensibles d'appartenance religieuse à l'école et dans les services publics... Mais revoilà le foulard islamique, au coeur d'une polémique entre la FAL et la LDH.
Cet article vise nommément le « foulard islamique » porté par de nombreuses femmes fréquentant des associations de la FAL, notamment dans les réunions de soutien aux sans papiers. La réaction de la Ligue des droits de l'homme, en pointe dans le domaine du soutien aux sans papiers, ne s'est pas fait attendre : déménagement et cris d'indignation. « Il est affligeant de constater que la FAL, symbole à Roubaix du combat laïque pour un "vivre ensemble", et qui fut en son temps promoteur de l'association Roubaix espérance, où se rencontrent l'ensemble des familles spirituelles et philosophiques, en arrive aujourd'hui à promouvoir des mesures discriminatoires et parfaitement illégales ».
A mes parents
C’est en proie à un profond dilemme intérieur, symptomatique du climat délétère et hostile à l’islam qui assombrit malheureusement chaque jour notre ciel hexagonal, que je me présente à vous, dissimulée sous un pseudo, pour vous livrer ce témoignage empreint d’une vibrante émotion et de la plus grande sincérité.
Luttant contre des sentiments ambivalents qui me tiraillent sans répit, oscillant entre une culpabilité intransigeante et une sourde révolte, j’ai finalement choisi la prudence en masquant mon identité pour retracer le long cheminement qui m’a menée vers l’essentiel : ma conversion à l’islam.
Si bien des obstacles jalonnent encore ma route, si de cruelles questions existentielles me plongent parfois dans le désarroi, ma foi en Dieu est ce précieux flambeau qui illumine ma vie de sa vaste clarté et me fait percevoir un hymne d’amour dans tout ce qui m’entoure. L’existence terrestre, ma propre existence prennent alors tout leur sens.
Devant nos yeux, les ténèbres de l’ignorance banalisée et du racisme instrumentalisé nous conduisent inexorablement vers l’abîme. Il ne tient qu’à nous de montrer qu’en marchant vers Dieu nous bâtissons des ponts entre les hommes.
Pour comprendre mon parcours, il me faut évoquer en premier lieu l’Algérie. Cette terre ensoleillée aux couleurs azurées de la méditerranée, qui enfant me semblait si lointaine, a marqué de son empreinte indélébile toute mon histoire familiale.
Oran, Mostaganem, Arzew, Tlemcen, Saint-Leu, cinq noms de ville qui ont bercé la douce quiétude de ma petite enfance, et dont les paysages exotiques me faisaient rêver, m’imaginant là-bas, sous d’autres cieux, dans d’autres circonstances.
Cinq noms synonymes de souffrance quand, vers dix ans, j’ai lu la nostalgie inconsolable dans les yeux de mes très chers parents, et que j’ai ressenti au tréfonds de mon être l’intensité de leur douleur à l’idée de l’impossible retour.
Je suis fille et petite-fille de pieds-noirs, arrivés en 1830 et partis en 1963. Mon frère est né à Oran, j’ai vu le jour en France, et je nourris l’espoir de découvrir cette contrée qui m’est depuis si longtemps familière.
L’Algérie et son long cortège d’épreuves, de part et d’autre, des familles endeuillées, décimées, déracinées, des générations sacrifiées.
L’Algérie, c’est l’éveil de ma conscience politique, c’est le désir inassouvi de connaître la vérité, sans complaisance, de tirer des enseignements, de tisser des liens, riche des récits de mes parents qui regorgeaient de belles histoires d’amitié, de respect et de fraternité.
L’Algérie, c’est ma première rencontre avec l’islam, cette troisième religion du Livre, celle qui inconsciemment m’attirait, m’intriguant irrésistiblement parce qu’elle est la dernière révélation divine.
Elevée dans la plus pure tradition catholique, j’ai toujours cru en Dieu. La foi relève de l’indicible, et l’élévation spirituelle à laquelle j’aspirais était celle du cœur.
A l’adolescence, mon élan vers Dieu se traduisait par une profonde quête de sens, et une litanie de questions critiques dont j’abreuvais ma chère maman, au demeurant très pieuse, au sujet de notre religion.
Jusqu’au jour où j’ai dû me rendre à l’évidence : je croyais en Dieu, mais je rejetais le dogme catholique.
« Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu’il est partout chez Dieu »
C’est par ces vers que Victor Hugo a fait son entrée dans ma vie à l’âge de quatorze ans, provoquant en moi un choc et un émoi littéraires inégalés, qui depuis ne se sont jamais taris.
Cet immense poète romantique, ce dramaturge, ce romancier à la stature incomparable, cet artiste du verbe, virevoltant avec les mots, cet homme engagé a su toucher l’intériorité de mon âme. Son culte ineffable à Dieu, son amour absolu de la nature, de l’humanité, et de l’univers ont résonné en moi avec une rare intensité.
Je ne crains pas de dire que son œuvre magistrale, ses interrogations les plus intimes, sa proximité unique avec Dieu m’ont révélée à la foi, tout en développant progressivement mon intérêt pour l’islam.
Au panthéon de mes auteurs favoris, Hugo m’a accompagnée tout au long de ces dernières années, et lorsque j’ai appris qu’il s’était peut-être converti à l’islam, une certitude inébranlable m’a peu à peu envahie : je ne devais écouter que mon cœur, et faire abstraction des préjugés les plus funestes et destructeurs qui allaient bon train dans ma sphère socio-professionnelle.
« Et puis laisse ton cœur ouvert !
Le cœur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être ! »
Oui, laissons nos cœurs ouverts à l’autre, dans toute sa différence et son individualité.
La quintessence du message du Coran ne nous enjoint-elle pas à faire de nos différences une vraie richesse, à nous « entre-connaître » pour ne former qu’une seule et même communauté, celle de l’humanité.
Quelle ironie cinglante d’observer qu’à l’heure de la multiplicité des circuits de communication, entreprendre la simple démarche d’apprendre à connaître son prochain, de le respecter, d’échanger avec lui, constitue une véritable gageure pour nos sociétés occidentales !
J’ai franchi le pas de la conversion il y a un an de cela. Ce pacte scellé avec Dieu m’a procuré une source inestimable de plénitude, de sérénité et d’apaisement, comme une renaissance de l’âme.
En effet, après avoir été confrontée à la condamnation et l’ostracisme implacables d’un environnement relationnel médusé, aux yeux de qui j’incarnais l’exemple atypique à marginaliser d’urgence – la conversion à l’islam d’une femme occidentale, indépendante, autonome, cadre, sportive, passionnée par la culture, les voyages, bref une française de son temps - je m’engageais enfin spirituellement.
Après une longue phase de réflexion, de maturation, au cours de laquelle je me dois de le reconnaître « 2001 », le terrorisme et le poids du patriarcat ont été autant de facteurs de doutes et de questionnements, je choisissais enfin ma voie.
Si vous me croisiez aujourd’hui dans la rue, vous verriez qu’aucun « signe ostentatoire » ne me distingue, et que rien dans mon attitude n’indique de prime abord que je suis musulmane. Il faut dépasser le carcan réducteur des apparences pour discerner l’âme de croyante qui m’anime.
Certes, je le concède avec amertume, je me vois aujourd’hui contrainte de donner le change en permanence dans ma vie quotidienne et professionnelle, et de jouer à ce que je ne suis pas, à ce que je n’ai jamais vraiment été...
Face à ce que je qualifie d’inquisition inique et anachronique qui sévit de manière intolérable au « pays de Voltaire », permettez-moi de clamer non pas un « J’accuse ! », mais un humble « Je déplore ! » :
- Je déplore que notre classe politique, nos élites intellectuelles et les grands décideurs des médias français se rendent complices d’une stigmatisation orchestrée de l’islam et de ses fidèles, en conditionnant l’opinion à travers des représentations systématiquement négatives qui tronquent la réalité, abusent nos concitoyens, et au final déchaînent les passions.
- Je déplore que notre pays ne favorise pas l’émergence sur le devant de la scène d’une nouvelle génération de français musulmans, de toutes origines, susceptible d’apporter une réelle plus-value à notre société tant sur le plan intellectuel, politique, économique que scientifique, et pas uniquement sportif… (c’est une férue de sport qui parle…)
- Je déplore que l’on entretienne la peur pour mieux régner, que l’on caricature pour mieux humilier, que l’on exclut pour mieux affaiblir.
- Je déplore que les bienfaits de la loi sur la laïcité soient dévoyés pour être érigés en doctrine au détriment du spirituel, quel qu’il soit.
- Je déplore qu’en cette période de crise économique sans précédent, ceux qui nous gouvernent continuent de nous manipuler en surmédiatisant des « affaires » qui ne sont que des leurres.
- Je déplore enfin que l’essentiel soit perdu de vue : l’universalité de nos civilisations, de nos cultures, de nos religions, de nos langues, du sens même de notre existence.
Par-delà la brume épaisse du sectarisme et de l’islamophobie qui couvre, menaçante, notre horizon, je veux plus que jamais croire que le cœur de chaque homme, de chaque femme, peut à tout moment transpercer le rideau de l’indifférence, de l’ignorance et de la haine, pour rayonner.
Source: oumma.com
Une femme voilée refoulée d'une auto-école
C'est quoi l'histoire?
Française d'origine maghrébine, Sabeh Kadi, 26 ans, a demandé il y a une semaine à s'inscrire dans une auto-école de Seine-Saint-Denis où on lui a répondu que "les tchadors" et "foulards" étaient "interdits" avant de lui conseiller de chercher une autre auto-école, a assuré cette Française d'origine maghrébine, mère de trois enfants, qui se dit "choquée" et "blessée".Résultat: Le Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (MRAP) a annoncé mercredi avoir saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde). Une condition du réglement intérieur. Le moniteur qu'elle a rencontré a expliqué que son agence "n'interdit à personne de s'inscrire mais prévient les candidats que tous les couvre-chefs doivent être retirés dans la salle de code et en leçon de conduite". "On les informe, ça fait partie de notre règlement intérieur car on ne veut pas de signes distinctifs entre candidats, on veut que tout le monde soit à égalité", a-t-il ajouté en invoquant "la République". Il précise que "la religion n'entre pas en ligne de compte" et que l'auto-école "ne fait pas de discrimination raciale". Et d'ajouter que les couvre-chefs "peuvent aussi gêner au niveau de l'audition". Dans le règlement intérieur baptisé "conditions générales", affiché dans le bureau de l'agence, il est exigé "une tenue correcte et adaptée" et le retrait des couvre-chefs suivants: "bonnet, turban, foulard, casquette". Mais une discrimination pour le Mrap. Pour le Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples, la condition posée par l'auto-école constitue "un refus de service à caractère discriminatoire à raison de la religion", au titre des articles 225-1 et 225-2 du code pénal.L'organisation a fait savoir qu'elle allait déposer une plainte dans les prochains jours auprès du parquet de Bobigny.
SAINT-DENIS-DE-LA REUNION
Port du voile: six jeunes filles exclues des cours d'un lycée de la Réunion
Six jeunes filles musulmanes ont été exclues jeudi des cours du lycée Lislet Geoffroy à Saint-Denis de la Réunion pour avoir refusé d'enlever leur voile suite à une décision du proviseur de l'établissement, a-t-on appris samedi auprès du rectorat. "L'administration scolaire ne peut pas faire autrement que d'appliquer la législation", a déclaré le proviseur à la vie scolaire du rectorat Eric Rottier qui s'était rendu dans le lycée dès mercredi. Après une discussion avec l'équipe pédagogique, il a annoncé que la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes ostensibles d'appartenance religieuse serait appliquée à la lettre. Il a exclu que le voile puisse être porté à la manière d'un bandana, comme le réclament les jeunes filles. Depuis jeudi les six jeunes filles - quatre en seconde et deux en terminale - n'ont plus été autorisées à entrer dans l'établissement. Vendredi, deux d'entre elles, ont accepté d'enlever leur voile, selon un professeur, les quatre autres persistant à le porter. "Nous portons le voile depuis que nous sommes enfants. Nous y sommes attachées. L'an dernier, au collège, on était autorisées à le conserver en bandana", a expliqué une des jeunes filles à la presse, en déclarant toutefois "comprendre la réaction du lycée compte tenu de la loi". La loi sur les signes religieux n'est pas appliquée avec la même rigueur dans tous les établissements de l'île française de l'océan Indien. Dans un lycée voisin de Lislet Geoffroy, des élèves continuaient vendredi à porter le voile en cours, avait constaté l'AFP. "On est une dizaine dans l'établissement", a affirmé l'une d'elles. D'autres arborent le "tilak", point de couleur porté au front par les jeunes filles d'origine indienne, un des symboles de la religion hindoue. Le Parti communiste réunionnais a appelé samedi dans un communiqué les autorités locales à "distinguer l'application de la loi sur la laïcité dans l'île par rapport à la situation prévalant en métropole". Il a rappelé qu'en 2004, le recteur de la Réunion avait demandé une "application intelligente et d'agir avec discernement afin de ne pas créer de problème là où il n'y en avait pas". La pratique religieuse -parfois syncrétiste- est très répandue dans toutes communautés de l'île, qui compte quelque 700.000 habitants et où se côtoient diverses ethnies venues d'Europe, de l'Inde, d'Afrique et d'Asie. La population est majoritairement catholique, mais compte aussi de nombreux adeptes de l'hindouisme. Les musulmans, principalement venus d'Inde et des Comores, sont estimés à environ 3%.
NANCY
Gîte fermé à deux femmes voilées: plainte déposée contre les propriétaires
Une jeune femme de 27 ans, refoulée avec sa famille d'un gîte de Julienrupt (Vosges) parce que sa mère et elle portaient le voile, a déposé une plainte contre les propriétaires des lieux, qu'elle avait loués par internet, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie. "Quand la famille s'est présentée au gîte vendredi 11 août, les propriétaires leur en ont refusé l'accès. S'ils voulaient y accéder, il fallait que les femmes se dévoilent", a expliqué la gendarmerie. Les sept personnes, dont un nourrisson de six mois et un enfant handicapé, qui venaient de l'Essonne, ont dû se replier vers un hôtel à Gérardmer (Vosges) pour y passer leurs vacances, a raconté Claude Gavoille, la présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) dans les Vosges. Samedi, la jeune femme, d'origine marocaine, est allée déposer une plainte pour discrimination raciale à la gendarmerie de Gérardmer. "C'est une famille très bien, ce qui explique la courtoisie des échanges. Il n'y a pas eu un mot plus haut que l'autre", a commenté la gendarmerie. De son côté, la propriétaire "reconnaît" ses actes et affirme qu'elle a agi "dans le respect de la laïcité", de même source. Pour le MRAP, qui s'est constitué partie civile dans l'affaire, l'incident relève d'un "acte de discrimination grave". "Si des propriétaires estiment que des personnes voilées n'ont pas à entrer dans leur logement, on se demande pourquoi ils louent", s'est indigné la présidente du MRAP-Vosges. Le refus de fournir un bien ou un service à une personne "sans justification objective et raisonnable" mais en raison du "sexe, d'une prétendue race, de l'origine ethnique (...), de la conviction religieuse ou philosophique", est assimilé à un acte de discrimination directe, selon la loi du 25 février 2003. En cas de renvoi devant un tribunal correctionnel, la propriétaire encourt une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.
Source: LNMF
En tant qu'êtres humains, nous avons une conscience et un devoir qui nous placent au-dessus de la création. L'homme a été créé pour être « le vicaire » de Dieu sur terre et il est important de mettre en pratique les obligations religieuses afin de se débarrasser de toutes illusions et de faire de notre vie une préparation pour la vie dans l'au-delà.
Quiconque rate cette chance n'en aura peut être pas d'autre parce qu'il est dit dans le Glorieux Coran que lorsque l'homme sera appelé pour rendre compte de ses actes, il dira : «O seigneur renvois-nous sur terre et donne nous une autre chance ». Mais le Seigneur répondra : « Si je vous renvoie sur terre, vous ferez la même chose ! »
Ma première éducation religieuse
J'ai été élevé dans le monde moderne avec toutes ses parures. Je suis né dans une famille chrétienne mais nous savons que chaque enfant naît avec sa propre nature et que ce sont ses parents qui le dirigent vers une religion ou une autre. Le Christianisme était ma religion et mon mode de vie. On m'a enseigné l'existence de Dieu, mais il n'y avait aucun lien direct avec Lui. Nous devions communiquer avec lui via Jésus, il était en quelque sorte la porte pour accéder à Dieu. Je l'acceptais plus ou moins ; mais j'émettais quelques réserves. Je regardais les statues de Jésus : ce n'était que des pierres sans vie. J'étais encore plus perplexe mais je n‘y réfléchissais pas. J'y croyais plus ou moins car je devais respecter la foi de mes parents. Petit à petit, cette éducation religieuse m'aliénait.
Pop star:
J'ai commencé à faire de la musique. Je voulais être une grande star et tout ce que je voyais dans les films et dans les médias s'emparait de moi. Peut-être que cela représentait mon Dieu, cet unique but de faire de l'argent. J'avais un oncle qui avait une belle voiture : « eh bien, son avenir est assuré !» me suis-je dit, car il avait beaucoup d'argent.
Les gens autour de moi me poussaient à croire que ce monde était leur Dieu et je décidai alors que cette vie me convenait parfaitement : avoir beaucoup d'argent et la grande vie. Mes modèles étaient les pop stars. J'ai commencé à écrire des chansons, mais au plus profond de moi-même, j'avais un sentiment d'humanité, le sentiment que si je devenais riche j'aiderais les nécessiteux (il est dit dans le Coran que lorsque nous faisons une promesse et que nous y arrivons, nous nous attachons à cette chose et nous devenons avides).
Ainsi, ce qui s'est passé c'est que je suis devenu très célèbre. J'étais encore un adolescent mais mon nom et mes photos envahissaient déjà les médias. Ils faisaient de moi un être supérieur à la vie, alors j'ai voulu vivre en étant plus fort que celle-ci et la seule manière d'y arriver était de m'enivrer (avec les boissons alcoolisées et les drogues).
A l'hôpital:
Après une année de réussite financière et un niveau de vie élevé, j'ai contracté la tuberculose et je suis tombé très malade : j ai dû être hospitalisé. C'est alors que j'ai commencé à réfléchir: que m'arrivait il ? Est-ce que je n'étais qu'un corps et mon but dans la vie n'était-il que de satisfaire ce corps? Je réalisai à ce moment-là que cette calamité était pour moi une bénédiction, une chance pour moi d'ouvrir les yeux. Pourquoi étais-je ici, pourquoi étais-je dans ce lit ? J'ai alors commencé à chercher les réponses à ces questions.
À ce moment-là, le mysticisme oriental m'intéressait beaucoup alors j'ai commencé à lire et la première chose qui attirait mon attention c'était la mort et le fait que l'âme soit constamment en mouvement. Je sentais que je me dirigeais vers le bonheur, que j'étais en route vers de grands accomplissements. J'ai alors commencé à méditer et je suis même devenu végétarien. A cette époque, je croyais en « peace and flower power » c'était très à la mode. Mais ce à quoi je croyais en particulier c'était que je n'étais pas simplement un corps. C'est à l'hôpital que j ai pris conscience de cela. Un jour alors que je marchais il se mit à pleuvoir. J'ai commencé à courir pour me mettre à l'abri et je me suis alors dit : « Attends une minute, mon corps est mouillé ; mon corps me dit que je suis mouillé ». C'est alors que je me suis dit que le corps est comme un âne, il doit être formé en fonction de là où il doit aller autrement l'âne vous mène là où il veut aller. Et j'ai réalisé que j avais une volonté, un cadeau donné par Dieu : car suivre la volonté de Dieu était ce qui me fascinait dans les nouvelles orientations que j'apprenais dans la religion orientale. J'avais aussi écrit une nouvelle chanson « The way to find God out» et je devenais encore plus célèbre dans le monde de la musique.
Je passais par des moments difficiles parce que je devenais riche et célèbre et en même temps je recherchais sincèrement la vérité. Alors un jour je décidai que le bouddhisme était une religion noble mais le problème c'était que je n'étais pas prêt à quitter ce monde, j'y étais trop attaché et donc pas prêt à devenir un moine et à m'isoler du reste de la société. Alors j'ai essayé « le zen » et le « ching », la numérologie, les cartes et l'astrologie, j'ai essayé de regarder à nouveau dans la Bible et je n'y trouvais aucune réponse. A cette période, je ne connaissais rien sur l'islam et c'est alors qu'il s'est produisit une chose que je considère comme un miracle. Mon frère est parti en voyage à Jérusalem où il a visité une mosquée. Il a été grandement impressionné parce qu'elle était pleine de monde (contrairement aux églises et aux synagogues qui étaient vides), et parce qu'il y régnait une atmosphère de paix et de tranquillité.
Le Coran:
En rentrant à Londres, il a rapporté avec lui une traduction du Coran qu'il m'a donné. Lui-même n'est pas devenu musulman mais il ressentait quelque chose pour cette religion et il pensait que moi aussi j'aurai le même sentiment. Quand j'ai reçu le livre, une direction qui m'expliquerait qui j'étais, quel était le but de ma vie, quel était la réalité et quelle serait la réalité, et d'où je venais, j'ai réalisé que c'était la vraie religion - religion, pas dans le sens dans lequel l'occident le comprend, pas le type de croyance qui ne convient qu'aux personnes âgées. En occident quiconque souhaite embrasser une religion et en faire son unique mode de vie est taxé de fanatique. Je n'étais pas un fanatique, au départ j'étais troublé par la question du corps et de l'âme. Et puis j'ai réalisé que ceux-ci n'étaient pas à part et qu'il n'y avait pas besoin de s'isoler dans une montagne pour se rapprocher de Dieu et que nous devions simplement suivre Sa volonté pour avoir une position encore plus élevée que celles des anges. A présent la seule chose que je voulais, c'était devenir musulman.
J'avais réalisé que tout appartenait à Dieu, que le sommeil ne Le prenait pas, qu'Il avait tout créé. Alors je commençais à perdre ma fierté. Auparavant je pensais que la raison de ma présence était liée à ma grandeur mais je réalisais que je ne m'étais pas créé et que le but de ma présence ici était de me soumettre à l'enseignement parfait de la religion que nous connaissons comme étant l'Islam.
J'ai commencé à découvrir ma foi. Je sentais que je devenais musulman. En lisant le Coran, je me rendais compte que tous les prophètes envoyés par Dieu avaient apporté le même message. Mais alors pourquoi les juifs et les chrétiens étaient-ils différents? Je savais maintenant pourquoi les juifs n'acceptaient pas Jésus comme le messie et pourquoi ils avaient transformé ses mots. Même les chrétiens ne comprennent pas les mots de Dieu et disent de Jésus qu'il est Son fils. Tout prenait sens. C'est la beauté du Coran, il incite à réfléchir et à raisonner, et non à adorer le soleil ou la lune mais Celui qui a tout créé. Le Coran demande à l'homme de réfléchir sur le soleil et la lune et sur la création de Dieu en général. Te rends-tu compte combien le soleil est différent de la lune ? Ils sont à des distances différentes de la terre, et pourtant ils ont la même taille lorsque nous les regardons. De plus, beaucoup d'astronautes vont dans l'espace, ils voient l'insignifiante taille de la terre et l'immensité de l'espace et deviennent alors croyants, car ils ont vu les signes d'Allah.
Lorsque j'ai lu le Coran plus tard, il parlait de prières, de gentillesse et de charité. Je n'étais pas encore musulman mais je sentais déjà que la seule réponse pour moi était le Coran, et que Dieu me l'avait envoyé. Je le gardais en secret. Le Coran parle aussi à différent niveau, je commençais à le comprendre à un autre niveau, là où le coran dit : « O vous les croyants, ne prenez pas les non-croyants pour ami et les croyants sont tous frères. » Alors j'ai voulu rencontrer mes frères musulmans.
Conversation
J'ai décidé de séjourner à Jérusalem (comme mon frère l'avait fait). Là bas, je suis allé dans une Mosquée où je me suis assis. Un homme m'a demandé ce que je voulais. Je lui ai dit que j'étais Musulman. Il m'a demandé quel était mon nom ; je lui ai répondu : « Stevens ».
Il était troublé. Puis, je les ai rejoins dans la prière mais sans succès.
De retour à Londres, j'ai rencontré une sœur qui s'appelait Nafissa. Je lui ai dit que je voulais embrasser l'Islam et elle m'indiqua la nouvelle « regent mosque ». Cela se passait en 1977, un an après avoir reçu le Coran. Maintenant je comprenais que je devais me débarrasser de mon orgueil, d'iblis et me diriger vers une seule direction. Alors un vendredi, après le joummou'ah, je suis allé voir l'Imam et lui ai déclaré ma foi. Vous avez devant vous quelqu'un qui a mis un terme à la célébrité et à la fortune. Mais la voie droite était quelque chose qui m'échappait, quand bien même je m'y attelais difficilement jusqu'à ce que l'on me montre le Coran.
Maintenant, je réalise que je pouvais avoir un contact direct avec Dieu, contrairement au Christianisme ou à d'autres religions. Comme me l'avait dit une hindoue : «Tu ne comprends pas les hindous, nous croyons en Dieu, nous utilisons ces objets ( idoles ) simplement pour nous concentrer ». Ce qu'elle était en train de dire, c'est que pour atteindre Dieu, ils doivent créer des associés, qui sont des idoles. Mais l'Islam déplace toutes ces barrières, la seule chose qui sépare les croyants des non-croyants est la Salat. C'est le processus de purification.
Maintenant, tout ce que je fais est pour plaire à Allah et je prie pour que vous tiriez l'inspiration de mes expériences. J'insiste aussi sur le fait que je n'ai eu aucun contact avec aucun musulman avant d'embrasser l'Islam. J'ai commencé par lire le Coran et j'ai compris que personne n'était parfait, l'Islam est parfait et si nous suivons la conduite de notre Saint Prophète (sallallahu ala ihi wa sallam) nous aurons le succès. Puisse Allah nous dirigé sur le chemin de la Ummah de Muhammad (sallallahu ala ihi wa sallam) amen.
Votre frère en Islam
Youssouf Islam (anciennement Cat Stevens)
RETROUVEZ LES PROGRAMMES ET LES IMAGES EXTRA-ORDINNAIRES DU 1er RENDEZ-VOUS DES JEUNES (24>26 OCTOBRE 2008 A ST-PIERRE)
AMUZEZ VOUS BIEN!!!